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dimanche 21 octobre 2007

One Three Hill : La série qui fait réfléchir ?

Quelques mots sur une série télévisée pour adolescents et adolescentes, j'ai nommé Les Frères Scott, One Three Hill en version originale. Véritable carton de TF1, cette série est aussi diffusée et rediffusée aux Etats-Unis, et entamera bientôt sa 5e saison. Pourquoi est-ce que je me met soudain à parler d'une série que je regarde à peine ? Eh bien tout simplement parce que, fait du hasard ou pas, il se trouve que le peu d'épisodes que j'ai vu jusqu'à maintenant (une dizaine environ) aborde des problèmes auxquels les gens doivent réfléchir, et pas pas seulement les adolescents.

Je vais citer deux épisodes pour cela, dont l'un a d'ailleurs été diffusé hier. Mais le premier tout d'abord ...

Il s'agit d'un épisode où, comme c'est malheureusement habituel aux Etats-Unis, un élève pète les plombs et prend en otage des élèves de sa classe. Mis à part la partie adolescente de l'épisode - à savoir les héros qui se précipitent dans l'établissement, faisant fi de la menace qui pèsent sur eux, pour sauver leurs dulcinées -, l'épisode se révèle des plus intéressants puisqu'on réussit à comprendre les motivations du preneur d'otage, on comprend son mal-être poussé à l'extrème et, pire encore, on en arrive à éprouver de la sympathie pour le jeune homme marginal qu'il est, et pour son acte. Un regret cependant, c'est qu'on ne sait rien de ce que pensent les personnages sinon ce qu'ils disent. Il aurait été intéressant je pense que les scénaristes nous fassent partager les pensées de ces otages, mais que voulez-vous ... Bref, ces 45 minutes environ que dure l'épisode, on en vient à réfléchir pas mal à notre propre situation, on se reconnaît dans certains comportements, et on en arrive à comprendre que la fiction que l'on regarde peut très bien devenir réalité. Une bonne réflexion donc sur nos propres comportements, qui m'amène à parler du second exemple ...

Cet exemple-là est celui de l'épisode d'hier (apparemment il y en avait 2, mais j'ai pris le train en marche -_-). Là encore, les relations humaines sont mises en avant, et les scénaristes s'attaquent à la question de "comment nous voient les autres", et de "comment considère-t'on les autres". Un rapide résumé de l'épisode en question ? Un cours où les élèves mettent leur nom dans un chapeau, puis sont répartis par groupes de 2. Ils doivent passer l'heure de cours dans le lycée à connaître celui ou celle avec qui ils sont affecté, tenter de le comprendre, pour se rendre compte finalement qu'ils ne se connaissent que très superficiellement. L'expérience pourrait être intéressante à réaliser dans la réalité - même si elle a été embellie pour la série, ça va de soi - car, en y réflechissant, il y a tant de gens que l'on croît connaître alors qu'on ne leur a finalement pratiquement jamais parlé, ni demandé quelles étaient leur passions, leur passé ou leurs peurs ... Bref, là encore, ça fait réfléchir à sa situation.

Je n'ai pas grand-chose à ajouter, sinon que les quelques épisodes que j'ai visionné abordaient pour la plupart des thèmes de ce genre, amenant une réflexion qui doit se poursuivre bien après les 45 minutes que durent les épisodes. Adolescent, on se met à la place du héros. Adulte, il faut se mettre à la place de tous les personnages, créer un parallèle avec sa propre vie, et comprendre que la fiction n'est, finalement, pas si éloignée de la réalité qu'on pourrait le penser ...

lundi 1 octobre 2007

Rêves

Quels sont vos rêves ??? Vos rêves conscients, que voulez-vous faire un jour, ou voir ? Et de quoi rêvez-vous la nuit ? Les rêves, tant conscients qu'inconscients, permettent d'en savoir beaucoup sur les gens, beaucoup plus qu'on ne le pense. En effet, les rêves conscients expriment ce que veulent faire croire les gens sur eux-même ... C'est en quelque sorte un reflet de l'identité qu'ils souhaitent avoir. Quand je dis "faire croire", cela n'a néanmoins rien de péjoratif, hein ! Certains le font pour bluffer les autres, mais la majorité n'a pour seule ambition que de s'améliorer et, dans ce sens là, "faire croire" revêt finalement un sens plus que positif : il est bon de vouloir s'améliorer ...

Les rêves inconscients, eux, révèlent les choses que l'on ne peut dire, les désirs que l'on a sans pour autant se les avouer. Ce peut être des choses toutes simples comme les pires horreurs bien sûr ... Et il ne faut pas juger les gens dessus ! En effet, quelqu'un qui a des rêves pire que tout peut se révéler quelqu'un de très gentil, du moment qu'il ne se laisse pas guider par ses instincts, et inversement !

Pour moi, les rêves sont rares, mais sont assez proches de mes rêves conscients. Je pense que mes rêves conscients ont influencés mes rêves inconscient, ce qui fait que j'ai une unité d'esprit à ce niveau là. Quels sont ces rêves ? Des rêves de sentiments. Pas forcément l'amour hein, je rassure tout le monde ^^ Par exemple, par deux fois dans ma vie, j'ai rêvé que je mourrai. Est-ce un désir refoulé ? Certes non, c'est le conscient qui a influencé l'inconscient. Car ces morts, et les périodes qui ont précédé ces morts en rêves, j'ai pu ressentir tous les sentiments de gens qui sont proches de cette mort, qui vivent avec. Par exemple, la seconde fois - qui a aussi été la plus dure - a été la fois où j'ai rêvé que je participais à un programme similaire à celui développé dans le film Battle Royale. Ainsi, j'étais un joueur, et je vivais comme tel, je ressentais comme tel. Celà n'a l'air de rien, et le visionnage du film ne m'avait jamais réellement touché, mais je me suis rendu compte que je ne m'était pas vraiment mis à la place des personnages. Regarder un film est quelque chose, mais le vivre en tant que personnage n'a rien à voir. Même en rêve, la peur omniprésente de la mort m'a ouvert les yeux sur le fait qu'il ne faut jamais regarder des évènement en les jugeant, ou les critiquant, sans avoir pris le temps de se mettre à la place de ceux qui le vivent ...

J'ai aussi rêvé plusieurs fois d'amour. Trouver quelqu'un que j'aime, passer du temps ensemble, sans aller plus loin finalement. Ce genre de rêve est clairement influencé par mes pensées conscientes, aucun doute là-dessus, car c'est ce que j'espère consciemment. Inconsciemment, j'aurai dû rêver de quelque chose d'un peu plus animal (comprend qui veut ^^) ... Tout simplement car ce sont mes désirs dissimulés qui devraient s'exprimer. Mais il n'en est rien, le conscient a supplanté l'inconscient, refoulant ce dernier hors de mon champs de pensées inconscient.

Est-ce un bien ou est-ce un mal ? Ca je ne saurai le dire pourtant. les désirs sont nécessaires, indispensables, et surtout ne disparaissent pas. Ils sont juste refoulés un peu plus loin dans mon esprit mais, pour autant, existent encore, et peuvent resurgir au moment où cela me posera le plus de problèmes ... Ce serait problématique.
Peut-être aussi que c'est une preuve que je me mens à moi-même, en occultant consciemment tout ce dont j'ai honte. Je mens aux autres, en me mentant à moi-même, mais la nature de quelqu'un revient plus fort à chaque fois qu'on tente de la dissimuler un peu plus ...
Ceci, c'est donc la vision négative de la chose. Et la vision optimiste, positive ? Hé bien ce serait de dire que j'ai réussi à contrôler mes instincts, ce qui m'éloigne un peu plus de l'animal. L'Homme est capable de contrôler ses désirs conscients, et de freiner assez les inconscients pour que ces derniers ne se réalisent pas. Là, je serai carrément capable de les supprimer, de les confiner hors de mes pensées, peut-être dans une partie de mon cerveau que je n'utiliserai que plus tard.

Pour ceux qui ne suivent pas le cheminement de ma pensée (ce qui ne serait pas étonnant, puisque je pars dans tous les sens), je vais faire un parralèle avec quelque chose de plus simple : un ordinateur. Imaginons qu'il y ait 2 fichiers : désirs conscients et désirs inconscients. En théorie, dès que je ferme l'un, l'autre s'ouvre. C'est ce qui arrive chez tous les êtres humains (même si, quand le fichier "désirs inconscients" se ferme, il arrive souvent qu'on oublie de sauvegarder ce dont on a rêvé). Eh bien dans mon cas, le fichier "désirs inconscients" a été déplacé vers un autre dossier, et ne s'ouvre plus seul. A la place, un fichier "désirs contrôlés par le conscient" régit les rêves de mon sommeil ...

C'est un peu plus clair ? Je l'espère ... Voilà, juste pour dire que contrôler ses rêves, ses désirs inconscients, ce peut être un bien comme un mal. Les rêves sont nécessaires à l'Homme, on le sait, mais dans quelle mesure ? Lesquels sont importants, lesquels ne le sont pas ? Il est bien difficile de répondre à cette question, et ce n'est pas dans cet article que vous trouverez la réponse en tous cas ...

samedi 29 septembre 2007

La honte ne tue pas ...

« Jai honte » Ah, combien de fois ais-je dit et répété cette phrase au cours de ma vie ? A chaque fois que je dis une connerie en gros, ce qui fait Oulà !!! Je ne compte même plus ^^ La vie est tellement triste, il faut bien samuser de temps à autre ! Et lamuseur doit être le honteux ! Mais Le truc, cest que Je nai plus honte

Je ne sais pas exactement comment je suis passé de ce statut dintroverti majeur, cest-à-dire celui qui reste dans son coin, qui suit juste le reste du groupe en parlant 2-3 minutes par-ci par-là, à mon statut daujourdhui, quasi-amuseur public, assez extraverti pour ne plus rien prendre au sérieux. Jai fait des choses cette année que je naurai jamais osé faire auparavant. Me faire passer pour un homo avec un copain par exemple, où lon est allé à Carrefour en agissant comme un couple gay (on a exagéré la chose dailleurs ^^), juste pour voir la réaction des gens. Ou encore et cest même pire, car cest devant des gens que je connais la course du relais de condé, que jai couru en jupe longue et bustier de cuir Alors la honte, finalement Je ne la ressent plus vraiment en fait ? Peut-être, ou peut-être quelle a changé de forme, forme que je découvrirai la prochaine fois que je serai dans une situation embarrassante. Je nen sais fichtre rien mais, tout ce que je sais, cest quéprouver cette honte, à plusieurs reprise, ma permis dêtre plus extraverti et, globalement, ma fait plus de bien que de mal finalement. Prenons un raisonnement logique

Jéprouve de la honte quand je me sens ridicule.

On dit que le ridicule ne tue pas.

On dit aussi que ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

Jen déduis logiquement que le ridicule me rend plus fort.

Ma conclusion est donc que la honte me rend plus fort !

Logique, non ? Alors finalement, je me dis Peut-être nest-ce pas plus mal ? Dagir de manière à être honteux. Il faut le faire consciemment, bien sûr, se préparer à éprouver de la honte, mais surtout en éprouver, et réussir à passer outre. Ca ne paraît pas être grand-chose comme ça, puisque ce ne sont finalement que des mots, mais la réalité est autrement plus dur. Cest quelque chose de se déguiser en femme, mais cen fût une autre de trouver le courage pour monter jusquau départ de la course, puis après la course pour rester ainsi accoutré en attendant que la fête sachève. Et finalement ? Finalement cest un bon souvenir. Car avant tout, la honte, dès lors quelle a été surmontée, devient éphémère dans les souvenirs, et il ne reste plus que le bonheur éprouvé, lamusement et la dérision de soi-même et de ceux qui faisaient la même chose Bref, le dicton est vrai même pour les souvenirs : qui ne risque rien na rien. Et plus on mise pour samuser, plus les souvenirs quon en retire on un goût particulier. Ainsi va la vie Quoi ? Vous trouvez que cet article est ridicule ? Eh bien je n'ai qu'une chose à vous dire : TANT MIEUX POUR MOI ^^

mercredi 26 septembre 2007

Je pense donc je suis ... un robot ?

Un peu de philosophie pour entamer cette journée !!! Avec un sujet particulièrement intéressant à mon sens, à savoir : sommes-nous humains ou non ? Grande, très grande question, à laquelle on apporte immédiatement la réponse : oui. Et pourtant ...

Dans ses théories, Descartes à réussi à mettre en lumière que, lui même, il existe, qu'il est, grâce notamment au fameux cogito : "je pense, donc je suis". Ceci est un fait accompli donc, puisque je pense, je suis. Je suis ... quoi ? Car la question qui se pose alors, c'est : comment démontrer que je ne suis pas un robot ? A l'origine, on estime que l'on n'est pas qu'une machine perfectionnée, notamment à cause du fait qu'on ressent la douleur, la peur, la joie, qu'on saigne, qu'on sue ...

Voilà une pléiade de bonnes raisons de penser qu'on existe en tant qu'humain ! Et pourtant, ce n'est pas exactement vrai. En analysant de la sorte, on oublie une variable importante du calcul : on oublie que, pour déterminer celà, on se base sur nos propres connaissances. Et d'où proviennent nos connaissances ? Eh bien de ce que l'on nous a appris, directement (enseignement) ou indirectement (expérience personnelle). Et ... Et si ce que nous avons appris, ces connaissances, nous ont été inculquées par d'autres qui souhaitaient nous manipuler ? Si je reprend ma "théorie du complot robotique" (^^), et que ceux qui nous ont enseigné ce que nous savons sont plus mécaniques que vivants, alors ce qu'ils nous ont inculqué est, finalement, faux. Mais nous y croyons, car on ne peut pas croire que notre vie n'aie été qu'une supercherie ...

Ainsi, il est donc possible que nous ayons été bluffés, toute notre vie durant ... Oui, c'est fort possible en effet, mais l'inverse est lui aussi fort possible, peut-être n'est-ce finalement qu'une divagation de mon esprit. Qui sait, peut-être que je vais, dans quelques minutes, sortir me ballader, rencontrer d'autres personnes, et finalement oublier complètement ce que j'ai pensé ici, les habitus reprenant le dessus sur la réflexion ... Pourtant, je sais que c'est possible, je sais que je ne suis pas capable de savoir si je suis manipulé ou pas, si je suis humain ou pas. Reprenant ma démonstration sur les connaissances qui m'ont été inculquées, je peux poursuivre en expliquant par exemple que tout ce que je ressent, que ce soit la peur, la tristesse, la joie, la douleur, que le sang qui coule quand je suis blessé, la sueur quand je me dépense, ou les larmes quand je pleure, tout ces signes qui - pour moi - me différencient du robot, peut-être ne sont-ce finalement que de simples programmes, de simples accessoires. Les larmes, le sang ? Même une voiture dispose de liquide de nettoyage, et une simple pression sur un bouton suffit pour faire surgir l'eau ... Les sentiments ? Arf, un simple progamme permettrait de créer artificiellement les sentiments ... Finalement, rien de ce que je suis ne permet, à mon avis, de me différencier réellement de la machine sur laquelle je tape ...

Finalement, je n'ai donc aucun moyen de savoir avec certitude si oui ou non je suis un robot. Je peux en être un mais, puisque je me baserai toujours sur mes connaissances, je tend plutôt, naturellement, à penser que je suis humain plutôt qu'une simple machine. Même si je n'en ai, finalement, aucune preuve réelle ...

Et que dire des autres ? Oui, de ceux que je croise, tous les jours, ou juste une fois dans ma vie, même ceux que je ne vois qu'au travers d'un poste de télévision, ou que je n'entend que par la radio ? Je suis incapable de déterminer ce que je suis, suis-je alors capable de déterminer ce que sont les autres ? La réponse est dans la question il me semble ... Pour certains auteurs, le fait que les autres puissent répondre à une conversation prouve qu'ils ne sont pas des robots. Néanmoins, on sait maintenant que l'intelligence artificielle n'est plus un mythe, et certains programmes acceptent déja des discutions simples ... Pourquoi ne serions-nous pas tout simplement une version améliorée de ces programmes ? J'aimerai avoir une preuve que ça n'est pas le cas, mais je n'ai malheureusement que ma conviction pour moi ...

Je concluerai en vous conseillant de voir le célèbre Matrix, le premier volet essentiellement, bien que les deux autres permettent de poursuivre la réflexion. C'est un film à voir car, sous couvert d'un film d'action, il cache finalement une réflexion sur l'existence humaine elle-même ; est-ce que nous contrôlons un monde virtuel, ou bien est-ce le monde virtuel qui, à notre insu, nous contrôle ? La question mérite bien sûr d'être posée, tant la réponse est finalement peu évidente. C'est là la force de ce film il me semble, de poser des questions en montrant au passage qu'il n'est pas possible d'en trouver les réponses, ou tout du moins pas seul (car, dans le film, Neo trouve la réponse grâce à d'autres qui l'ont déja.

Un autre film intéressant, c'est bien sûr Abre los ojos, de Perdo Almodovar, et sa copie holywoodienne : Vanilla sky. Ici, pas question de robots, mais de rêves : comment différencier la vie du rêve ? Comment ? Ce n'est pas ici que vous trouverez une réponse, mais juste d'autres questions encore ... Dans la même veine, pour ceux qui l'ont vu, Le 6e sens amène lui aussi à une réflexion sur la vie, la mort, et surtout l'existence. A voir, évidemment ...

J'en ai déja parlé plus haut, mais il ne faut pas oublier de mentionner ici le manga ES - Eternal Sabbat. Pourquoi ? Eh bien parce que, tout simplement, le personnage principal du livre est capable d'entrer dans la tête des gens pour en modifier les souvenirs. Ca ne vous rappelle rien ? Vraiment pas ? Alors réduisez cette page, placez-vous sur le bureau, et déplacez quelques éléments d'un dossier à un autre, supprimez un raccourci, bref : changez le bureau. Que venez-vous de faire ? Ni plus ni moins que ce que fait le personnage d'ES avec les souvenirs des gens. A la manière d'un utilisateur qui entre dans un ordinateur, il modifie les données à sa guise ... Bref, ici encore, une belle réflexion sur l'existence.

J'en ai fini pour ce sujet, aussi n'oubliez pas de réfléchir de temps à autre à cette question : "Qu'est-ce qui me différencie d'une machine ?". Si vous trouvez une réponse, je suis preneur ...

mardi 25 septembre 2007

L'immigration : quelle solution ?

L'immigration, voila un mot qui fait grand bruit, depuis plusieurs jours, certes, mais depuis plusieurs années aussi ! Aujourd'hui, on apprend par les informations qu'une jeune chinoise, qui s'était défenestrée pour échapper aux policiers qui sonnaient à sa porte, est morte. La semaine dernière, c'était le mail envoyé aux écoles d'un département français et qui demandait aux directeurs d'établissement de signaler les élèves en situation irrégulière qui avait fait grand bruit ... Est-ce bien là la sacro-sainte solution que l'on nous promet depuis des années pour régler le "problème" de l'immigration ? Et déja, l'immigration est-elle un problème ?

Deux écoles s'affrontent la dessus : les humanistes et les économistes. Place tout d'abord aux humanistes ... Que disent ces derniers ? C'est simple : les immigrés qui arrivent en France ne quittent pas leur pays par plaisir, ils le quittent par nécessité. Pour avoir un travail, un logement, pour fuir une guerre, ou la misère, les raisons ne manquent pas. Est-il alors logique d'empêcher ces gens de venir dans notre pays ? Après tout, ils ne recherchent pas plus que nous, ils veulent juste ... Vivre. Avoir une chance. Ayant la chance de vivre en France, je n'ai pas connu de problèmes tels que la famine, les massacres de populations, ou encore le chômage à outrance, mais pour autant, je ne peux pas occulter le fait qu'ils existent ailleurs. Du point de vue humain, il est donc inenvisageable de "contrôler" l'immigration, pour la simple et bonne raison qu'il est inhumain de repousser des gens qui demandent juste qu'on les aide ...

L'école des économistes réagit bien autrement, sans pour autant avoir tort. Faut-il accepter que des étrangers arrivent en France, profitent des recettes d'un Etat déja bien fragile financièrement ? Chômage, pauvreté, ce sont des réalités en France ; certes, ces réalités sont moindres, comparées à celles d'autres pays, mais elles existent pourtant bien chez nous. Est-il logique d'aider les autres pays, alors qu'à l'intérieur même du nôtre on ne parvient pas à endiguer les problèmes que l'on va combattre chez nos voisins ? Une vision bien égoïste, certes, de la chose : s'occuper de soi avant de s'occuper des autres, mais ... Est-ce pour autant une mauvaise chose ? Nous sommes bien, au chaud, relativement bien nourri pour la majorité ... Vaut-il mieux baisser notre niveau de vie pour en faire profiter les autres ? Un humaniste dirait oui, mais pas un économiste, car c'est logiquement qu'il objecterait qu'en économie, il faut d'abord penser à sauver quelqu'un avant d'essayer de sauver tout le monde. Plutôt que tout le monde soit dans une situation de niveau vie moyen-bas, il vaut mieux qu'il y en aie qui possèdent un niveau de vie élevé et d'autres un niveau de vie bas, un peu à la manière d'une entreprise : "Nous, on réussit, mais on ne va pas donner ce qu'on a aux autres, il nous faut déja assurer notre pérennité" ...

Deux écoles, deux théories contradictoires, et ... Où est la solution ? Personnellement, je n'en sait fichtre rien, je pense pour ma part qu'il n'existe pas de solution qui puisse convenir à tous. En effet, égoïste que je suis, je ne souhaite pas baisser mon niveau de vie ; pour autant, je ne veut pas empêcher tous ces gens, toutes ces vies de connaîtres les joies et, finalement, les "privilèges" qu'apportent la vie dans un pays développé comme la France. Certains appelleraient ça un refus de prendre position, mais pour moi, c'est juste un refus de prendre part à une mauvaise décision, puisqu'aucune ne sera bonne ... La question doit être posée : faut-il s'occuper des chiffres, ou des gens ?

Livres sympathiques

Yop ! Voici quelques titres sympathiques, pour ceux qui seraient en manque de lecture ...

En français :
- L'assassin Royal, un magnifique titre de fantasy, à l'époque médiévale. Il y est raconté l'histoire de Fitz Chevalerie, un bâtard royal qui devient assassin au service du roi. Composé de 2 séries, cette histoire est plus passionnante à chaque livre, et l'on ne se lasse pas des milliers de pages que nous propose Robin Hobb tout au long des 12 volumes de cette épopée.
- Méditations métaphysiques et Critique de la raison pure, deux ouvrages philosophiques, pour ceux qui apprécient de se poser des question.
- Band of brothers (Frères d'armes) : l'histoire de la E. Company durant la seconde guerre mondiale, un document historique assez prenant de Stephen E. Ambrose.

En anglais :
- Harry Potter 7 (en attendant qu'il sorte dans la langue de molière)
- Eragon & Eldest, de Christopher Paolini, puisque la langue de Shakespeare nous donne l'impression de lire un tout autre livre
- The Dark Tower, épopée en 7 tomes de Stepher King

Dans les mangas :
- Mars, une romance très complexe, très bien dessinée, et très bien développée tout au long des 16 volumes que compte la série
- Larme Ultime, manga au graphisme très spécial, mais dont l'histoire est magnifique (l'anime est très appréciable lui aussi)
- Eternal Sabbat (ES), par l'auteur de Mars, un manga pour le moins psychologique puisqu'on suit un personnage ayant la faculté de modifier les souvenirs des gens
- Et bien sûr, les séries célèbres : GTO, One piece, Naruto et Hunter X Hunter ...

Enfin, dans les comics (en librairie) :
- L'excellent Marvel Zombie, qui nous fait voir une nouvelle facette des super héros : en effet, on connaît tous les héros, mais qui s'est déja demandé ce qui se passerai s'ils étaient de l'autre côté de la barrière ? C'est ce qui se passe ici ...
- Daredevil, quelque soit le tome, où l'on prend plaisir à découvrir la double vie de l'avocat aveugle, protecteur de Hell's Kirchen.
- Enfin, les séries La fin, qui présentent, pour chaque grand personnage Marvel (les Fantastic Four, X-men etc.) les dernières aventures de ce dernier. Ma foi bien plaisant ...

Voilà, je pense que j'ai fait le tour et, si vous lisez tout ce que j'ai mentionné ici, vous ne devriez plus en ressortir avant plusieurs semaines !!! Alors bonne lecture à tous ^^


La gestion du stress par la relativité

Bon, aujourd'hui, 25 septembre de l'an de grâce 2007, j'ai à présenter un exposé en anglais. Chaud, chaud, chaud ... Gérer le stress, c'est pas facile quand on a horreur de parler en public !!! Surtout dans une langue étrangère, c'est plus complexe encore ! Et, pour ne rien arranger, il est bien évidemment interdit de relire son papier ... Et comment faire pour se retrouver dans les notes quand on ne regarde pas sa feuille ? On cherche le mot qui nous manque, on sait qu'il est sur la page, mais on n'arrive bien évidemment pas à le retrouver ...

Pour éviter ça, j'applique désormais un peu de philosophie relativiste à ma vie. Vous allez me dire : "Mais qu'est-ce donc que cela, messire ?"

Une vois s'élève dans la salle :
- Mais qu'est-ce donc que cela, messire ?

Soit, j'accepte de répondre à votre requête ... Une philosophie relativiste, c'est quelque chose de très simple à comprendre, et pourtant très complexe à mettre en oeuvre. Dans les grandes lignes, c'est un peu égal à : je me fous de tout. En profondeur, c'est quelque peu différent (oui, quand même !), et c'est surtout un formidable moyen de gérer la pression, mais encore trop méconnu.

En effet, lorsque se présente une situation complexe, il suffit de se rappeler sa position pour ne plus avoir de stress : si on connaît sa position, alors on se rend compte qu'il n'y a aucune raison de paniquer.

Une seconde voix s'élève dans la salle :
- Mais c'est quoi notre "position" ?

La position ? Ola, cher ami, laissez-moi expliciter quelque peu mon propos !!! Notre position ... Hum ... Eh bien c'est simple. Moi, Richard, je suis là, prêt à faire mon exposé, les jambes en coton, la gorge sèche, l'estomac noué ... Bref, je ne suis pas bien. Il faut que je me rappelle ma position : qui suis-je, que suis-je parmi les autres ? En se posant sa question, on ouvre la porte à une réalité qui, bien que peu attrayante, nous permet de relativiser notre place : je ne suis qu'un Homme, un parmi les 16 de cette classe, ce qui veut sire qu'il y a ici 15 autres vie, 15 autres types de problèmes, 15 autres façons de penser. Ces 15 autres, eux-même, ne sont rien face aux centaines d'autres qui arpentent les environs de la fac, qui ne sont d'ailleurs pas plus important si on les compare à la ville, puis au pays, puis au continent, puis à la planète entière !

Et la planète, où est la planète ? Dans le système solaire, oui, qui se trouve dans une galaxie, oui, qui se trouve elle-même dans l'Univers, oui ... Et ? Où se situe l'Univers ? Arf, une grande question à laquelle on n'a pas de réponse. Pourquoi pousser l'analyse aussi loin ? Pour une raison simple : finalement, dans l'Univers, dans notre galaxie, dans notre système solaire, sur notre planète, en Europe, en France, sur Alençon, dans la salle B002 de l'IUT, il y a une personne (moi) qui ai un problème ... N'est-ce pas finalement dérisoire ? Il faut remettre les choses à leur place : pourquoi se sentir mal, puisque de toute façon, on n'est pas grand chose si on y réfléchit.

Donc voilà, en jouant le jeu, et en se posant réellement les questions, en cherchant réellement des réponses quand à la place que nous occupons dans l'Univers, on peut arriver à maîtriser son stress, tout simplement en relativisant la portée de nos problèmes. Une méthode comme une autre d'être détendu à l'approche d'un simple exposé d'anglais ...